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Monseigneur Hlib Lonchyna : Les Polonais sont nos premiers amis

Marcelina Bańkowska / 06.10.2022
Photo : Thomas Wallut
Photo : Thomas Wallut

Chers Amis, je vous remercie beaucoup de votre soutien, de votre cœur, de votre amour et de votre fraternité envers nous dans ce moment difficile de notre histoire (…). Je vous invite aussi à rester très sensibles à la propagande qui existe autour de ce sujet. Nous devons nous unir dans la bonté, dans la solidarité et aider les uns les autres. Je vous remercie pour vos prières et pour votre soutien – a dit Monseigneur Hlib Lonchyna, Administrateur apostolique de l’Éparchie gréco-catholique ukrainienne de Saint-Vladimir-le-Grand du Paris pour la France, le Benelux et la Suisse.

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Marcelina Bańkowska / polskifr.fr : Pour commencer, est-ce que vous pourriez vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Monseigneur Hlib Lonchyna : Je suis Monseigneur Hlib Lonchyna, Administrateur apostolique de l’Éparchie gréco-catholique ukrainienne de Saint-Vladimir-le-Grand du Paris pour la France, le Benelux et la Suisse ‒ ces cinq pays.

La guerre en Ukraine est un sujet d’actualité. Comment est-elle perçue en Europe occidentale, notamment en France? Comment se présente l’aide de la France et des Français à l’Ukraine et aux Ukrainiens ?

Dès le début de la guerre de cette année, à partir du 24 février, les Européens et les Français en particulier, ont été très accueillants et très compréhensifs avec notre peuple. En premier lieu, dans les journaux, il y avait beaucoup d’informations sur la situation en Ukraine. Quand les réfugiés sont arrivés ici, il y avait tout un programme prévu pour les accueillir, les aider, leur permettre d’habiter ici, de travailler, d’envoyer les enfants à l’école française, etc. Aussi l’aide humanitaire organisé par les Français : par les enseignants et divers groupes était formidable, que ce soit des articles de première nécessité destinés aux réfugiés où ceux envoyés en Ukraine pour aider les gens pendant la guerre. La réponse des Français et des Européens a été vraiment formidable et nous en sommes très reconnaissants.

Photo : Kylyna Kurochka

Comment l’Ukraine perçoit-elle l’aide matérielle des Polonais et les prières que le peuple polonais porte pour votre pays ?

Les Polonais sont nos premiers amis, car ils sont le plus proche de l’Ukraine, ils ont reçu les réfugiés qui ont quitté l’Ukraine, en majorité les femmes avec leurs enfants. La plupart sont partis en Pologne et ils ont trouvé un grand cœur chez les Polonais. C’est très émouvant pour nous. Notre histoire commune est un peu difficile, mais la réalité de la guerre et de la tragédie d’aujourd’hui nous a fortement unis, ceci au niveau du peuple, de l’Église, mais aussi du gouvernement.

La guerre est une tragédie, mais quels effets positifs pourraient naître, éventuellement, de cette guerre pour l’Ukraine et pour le monde ?

Le premier effet positif, c’est un grand mouvement de bénévoles qui se sont diffusés dans tout le pays. La guerre a uni les Ukrainiens, mais elle a uni également les pays du monde, car je dirais que la majorité des pays du monde entier nous soutient ‒ ils voient que c’est une grande injustice d’attaquer un pays, de considérer les Ukrainiens comme des « nuls  » qui ne sont pas une vraie nation, un vrai peuple. Mais la vérité est que nous sommes des Fils et Filles de Dieu, comme les Russes, comme les Polonais, comme tous les autres peuples de Dieu et nous voulons vivre dans la liberté et la démocratie. Je pense que la résistance des Ukrainiens a également ouvert les yeux à beaucoup de gens dans le monde qui ne connaissaient pas les Ukrainiens, qui pensaient que c’étaient les Russes. Je crois que maintenant c’est plus clair que ce sont les deux peuples séparés, divers. Chacun a le droit de vivre son histoire et sa vie comme il pense.

Le voyage du pape François au Kazakhstan est prévu du 13 au 15 septembre. L’Ukraine serait surement heureuse de recevoir le Pape, n’est-ce pas ? Ce serait une visite particulière.

C’est vrai, mais en même temps je ne suis pas sûr, car les visites du Saint-Père sont de caractère divers des visites d’autres chefs d’État. Les autres voyagent à Kyiv pour rencontrer le président, voir la réalité de la guerre, donc ils y vont pour un ou deux jours. Mais quand c’est le pape qui vient, ce n’est pas seulement une visite d’État, mais c’est une visite spirituelle. La chose la plus importante pour le Saint-Père, ce sont des rencontres avec des fidèles et ceci pendant la liturgie en premier lieu. Maintenant, en Ukraine, il est difficile et surtout dangereux de rassembler beaucoup de gens en une seule place. En juillet, j’ai participé au pèlerinage au sanctuaire de la Mère de Dieu de Zarvanytsia et c’était très sobre, car on n’a pas voulu exposer les gens au danger. Alors les services liturgiques ont eu lieu dans les églises, mais il n’y a pas eu de grands rassemblements à l’extérieur, pour ne pas mettre les gens en danger. Mais je souligne que ce ne sont que mes pensées personnelles et c’est bien sûr au Saint-Père de décider.

Photo : Thomas Wallut

À la fin, je vous prie d’adresser un mot à nos lecteurs polonais et français.

Chers Amis, je vous remercie beaucoup de votre soutien, de votre cœur, de votre amour et de votre fraternité envers nous dans ce moment difficile de notre histoire. J’espère que l’Amour vaincra et que l’Ukraine pourra « fermer » cette guerre pour ne pas la diffuser en Europe et dans le monde entier. Pour cela, je vous demande de prier pour nous et de continuer à s’intéresser à cette situation. Je vous invite aussi à rester très sensibles à la propagande qui existe autour de ce sujet. Nous devons nous unir dans la bonté, dans la solidarité et aider les uns les autres. Je vous remercie pour vos prières et pour votre soutien.

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